CLEMENCEAU est resté, durant plus de 50 ans, un homme politique de premier plan : le "Tombeur du ministère", "le Tigre" ou "le Père la victoire" ...
Il fût aussi un journaliste et un écrivain politique de premier plan, parce qu'il participa à la naissance de la IIIème république.
Son actualité réside dans la force de ses écrits. Anticolonialiste, laïque mais pas anti religieux, anticollectiviste, antiroyaliste, c'est un grand républicain.
La force de ses éditoriaux dans la Justice ou l' Aurore, résonne encore toutes ces années plus tard.
Son anticollectivisme n'a évidemment plus la même puissance depuis la chute du mur de Berlin.
Son esprit social n'a pas marqué l'histoire car il s'opposait au socialisme de l'époque révolutionnaire et collectiviste.
Sa vision de la France est comparable à celle de De Gaulle, mais sa philosophie plus profonde.
Lorsqu'on lit ses écrits, il s'en dégage une force. Les convictions républicaines, anticolonialistes ou humanistes sont toujours d'actualité. C'est son ouverture aux cultures du monde, son respect de la différence et son opposition à l'opportunisme politique qui le différenciaient de Briand, Gambetta ou Deschanel.
Le pouvoir pour le pouvoir n'avait pas de sens pour lui, seul comptait l'engagement de la parole donnée et le respect des électeurs.